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La table ronde


Qu'est ce qu'un projet collectif

 

 

Profils - profils des acteurs utiles aux étudiants qui visent à une carrière européenne

LES RELATIONS EXTERIEURES

Nicolas WHYTE, International Crisis Group, chef d'études pour les Balkans


1. Tout d'abord, nous voudrions vous demander votre nationalité
Britannique et Irlandaise - je suis originaire d'Irlande du Nord.

2. Est-ce que pous pourriez rapidement définir votre profession et évoquer les principaux dossiers sur lesquels vous travaillez?
Depuis Mai 2002 je suis le directeur du programme Balkans au International Crisis Group (ICG). Le ICG est une organisation indépendante visant à prévenir et à résoudre des conflits à travers une analyse de terrain et le lobbying de haut niveau. Je suis responsable pour la coordination de la recherche de l'ICG sur le terrain, les analyses et les recommandations de politique en rapport avec les Balkans. Je suis à la tête d'un groupe de 12 personnes travaillant dans la région : quatre agents travaillant à plein temps à Skopje, Pristina, Belgrade et Sarajevo, les autres à mi-temps. Ces personnes accumulent des informations et font des analyses politiques. Pour faire cela ils sont dans une meilleure position que la plupart des gouvernements, qui ne disposent pas d'agents sur le terrain. La partie visible de mon travail est la publication de rapports. La différence par rapport à d'autres think tanks est que nous avons plus de réunions avec des responsables et nous défendons davantage nos causes (advocacy) auprès des Etats membres, des Nations Unies etc. Nous avons beaucoup plus de contacts avec les gouvernements ainsi qu'avec les médias.

3. Pourriez-vous résumer votre éducation universitaire? Est-ce que cette éducation vous a automatiquement conduit vers un "métier de l'Europe" ?
Je détiens un BA en sciences naturelles (1989), un M Phil en Histoire des Sciences (1991, Clare College, Cambridge) et un PhD en history et en philosophie des sciences (1997, Queen's University of Belfast). Ces études m'ont surtout donné une bonne faculté d'analyse.

4. Quelle a été votre carrière professionnelle antérieure ?
Ce qui m'a amené vers l'analyse politique était le fait que j'étais un activiste politique dans le British Liberal Party et le Ulster Alliance Party. J'étais recruté par le National Democratic Institute for International Affairs (NDI), une organisation américaine visant à renforcer la démocratie dans le monde, qui à ce moment-là voulait recruter quelques non-Américains. Quand j'ai travaillé pour le NDI, j'ai vécu en Bosnie et en Croatie en 1997 et 1998. Je suis ensuite devenu le manager en communication et chercheur au Centre for European Policy Studies (CEPS) à Bruxelles, où j'étais le principal analyste pour les Balkans publiant le mensuel Europa South-East Monitor.


Farida CHAPMAN, International Rescue Committee, ONG soutenue par l'UE et travaillant sur le terrain dans les Balkans

1. Est-ce que je pourrais demander tout d'abord de quel pays vous venez ?
Je suis italienne.

2. Pourriez-vous définir votre métier et rapidement décrire les principaux dossiers sur lesquels vous travaillez ?
En mars 2001, l'office de l'IRC Belgique s'est ouvert grâce à mon initiative et mon idée et fin 2001 on est devenu une ONG belge.
Je ne gère pas directement de programme, mais je représente l'ONG à Bruxelles et j'essaie de maintenir des bonnes relations avec les bailleurs de fond.
Donc, mes tâches sont plutôt d'une nature administrative et budgétaire, générale et politique.

3. Pourriez-vous résumer votre parcours universitaire? Quel a été votre parcours professionnel antérieur ? Comment avez-vous été nommé à ce poste ?
En 1997, j'ai commencé un Master aux Etats-Unis en Relations Internationales. En même temps, j'ai travaillé à l'école de droit sur les droits de l'enfant et leur protection dans le cadre d'un groupe de travail soutenu par le safe the children fund et je me suis spécialisée dans ce secteur. Puis, j'ai fait un stage d'été à VOICE pendant 3 mois en 1998. C'était un stage administratif. Pendant ce stage, il se formait une coalition contre les soldats-enfants à Genève et à New York et j'ai collecté des informations sur cette campagne dans / par une initiative personnelle. Les membres de VOICE étaient très intéressés par ce compte-rendu et par mon engagement et ils m'ont demandé de représenter VOICE aux Etats-Unis. J'ai accepté bien que ce travail ait été complètement bénévole.
En 1999, j'ai fini mon Master et, en ce moment, ECHO commençait de s'intéresser également aux enfants-soldats et voulait rendre cette problématique plus visible à travers une campagne dans des différents parlements européens. ECHO a alors demandé VOICE d'organiser cette campagne et comme j'avais fini mon Master et j'étais spécialiste dans cette matière, VOICE m'a donné un contrat pour 6 mois (avec une prolongation de 2 mois). En janvier 2000, l'exposition a eu lieu et était un grand succès.
ECHO voulait lancer une deuxième phase, mais à cause du prix des droits d'auteurs c'était trop cher.
En avril 2000, j'ai alors commencé de chercher un autre travail et en juin 2000 j'ai commencé en Sierra Léone comme child protection officer pour une ONG italienne (COOPI). J'ai passé 9 mois à Freetown (jusqu'en mars 2001).
Mais je voulais retourner à Bruxelles et comme j'avais remarqué que l'IRC n'avait pas d'office à Bruxelles, j'ai envoyé mon CV et une petite étude de faisabilité à l'IRC qui était appréciée.


Christoph SIEGERS, EUVentures Consulting, EU project-management, cabinet de consulting assistant les institutions et les ONG

Définition du métier
L'objectif d'euventures est d'assister - d'une façon individuelle, innovatrice et consultative - les institutions qui traitent les sujets formation, social, droits de l'homme, humanitaire et culture au niveau européen. Euventures consulting ne veut pas seulement être un cabinet de consulting qui offre des services personnels et exclusifs, mais veut également donner la possibilité aux institutions de réaliser individuellement leurs intérêts à Bruxelles. Euventures représente entre autres différentes institutions éducatives allemandes d'utilité publique, le centre de traitement pour les victimes de torture à Berlin, des ONGs comme medica mondiale, CCME (Churches Commission for Migrants in Europe) et la fondation Heinrich Böll. Son service est le management de projets - consultation politique - information - représentation.

Parcours universitaire
C.S. a étudié le droit en Allemagne. Il trouvait les études de droit horrible, mais à cause de son travail à Amnesty International il pensait que le droit servirait le mieux comme base pour un trouver un emploi plus tard. Les questions concernant les droits de l'homme sont le plus souvent liées à des questions juridiques.

Parcours professionnel
Pendant ses études, C.S. a déjà travaillé comme porte-parole pour Amnesty International en Franconie / Bavière. Ce qui était toujours évident pour lui, c'était le désir de former quelque chose et de travailler dans le secteur du social / des droits de l'homme.
Autrefois, il trouvait l'Europe ennuyeux et complètement sans importance. Pour des motifs personnels, il est allé en Belgique et plus tard à Bruxelles et il a fait l'entrée classique à travers les institutions en faisant d'abord un stage dans une représentation des communes allemandes (travail très ennuyeux), et après au parlement européen.
Ensuite, il a eu la possibilité de travailler comme assistant pour un député vert du parlement européen (membre du comité intérieur). Cette activité a attiré en outre son attention aux questions de l'asile et de la migration.
Dans le bureau du député arrivaient beaucoup de demandes d'institutions concernant la remise de pétitions auprès de l'UE et il se posait la question si le bureau pourrait apporter ce service ou non. De cela, l'idée émergeait de fonder une entreprise, qui met exactement ce service à la disposition. Avec cet arrière-plan, C.S. a fondé euventures consulting il y a 3 ans.
Professionnellement, il a depuis toujours refusé une réflexion purement commerciale. Le travail avec et pour des ONG est plus varié et orienté vers d'autres objectifs. Jadis, il a aussi écrit des pièces de théâtre et il voulait simplement faire bouger quelque chose. Donc, les sujets l'intéressent personnellement.
Les employés d'euventures ont des arrière-plans professionnels tout à fait différents. Par exemple, Stephanie Diewitz, responsable pour les secteurs du humanitaire et des droits de l'homme, est d'origine journaliste.
Dans le cas de C.S., l'on pourrait donc dire, que il a créé soi-même son métier présent.
Selon lui, les " métiers de l'Europe " sont plus flexibles que ceux exercés au niveau national. A Bruxelles, beaucoup est encore en mouvement, ils se produisent toujours de constellations et des possibilités nouvelles. Beaucoup de ses collègues, qui se sont établis à leur propre compte, viennent de l'arrière-plan des institutions.

Perspectives de carrière à moyen et long terme
C.S. désire que son entreprise croisse et qu'il coopère encore avec beaucoup d'institutions intéressantes. Il a également quelques idées dans cette direction, comme p.ex. l'intégration du secteur de l'environnement.


Sorin STERIE : Pacte de Stabilité pour l'Europe du Sud-Ouest, Expert au Working Table on Security issues

1. Tout d'abord, on voudrait vous demander votre nationalité.
Roumaine

2. Est-ce que pous pourriez rapidement définir votre profession et évoquer les pincipaux dossiers sur lesquels vous travaillez?
A la base je suis un diplomate travaillant pour le Ministère des Affaires Etrangères roumain. Je suis expert en questions de sécurité au Pacte de Stabilité pour l'Europe du Sud-Est. Je suis surtout responsable pour les affaires de justice et les affaires intérieures. Mon travail se concentre sur l'application du droit, la lutte contre le crime organisé (initiative SPOC), contre la corruption (initiative SPAI), contre le terrorisme et pour la coopération et la formation des forces de police.

3. Pourriez-vous résumer votre éducation universitaire? Est-ce que cette éducation vous a automatiquement conduit vers un "métier de l'Europe" ?
Mes études n'ont pas forcément été très typiques. En fait je suis un ingénieur. Je suis diplômé de l'Université Technique de Bucarest et de la faculté de droit de Timisoara. J'ai égalemet accompli un master en Droits de l'Homme sous les auspices des Nations Unies.

4. Quelle a été votre carrière professionnelle antérieure ?
J'ai commencé à travailler comme ingénieur dans une usine de mécanique fine, qui a produit pour l'armée. C'est ainsi que je suis venu à l'agence nationale pour le contrôle des exportations stratégiques, qui a été incluse dans les services du Premier Ministre. Après une réforme en 2000, l'agence a été transférée au Ministère des Affaires Etrangères. En tant que coordinateur national des affaires de sécurité je suis alors devenu candidat au poste d'expert au Pacte de Stabilité
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L'ACTION CULTURELLE

INSTITUTION

Jean Michel Baer, Commission européenne, Directeur, Direction culture, audiovisuelle et sport

Parcours
Troisième cycle en économie et l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.
Premier poste de chargé de mission au Ministère de l'Economie et des Finances.
Ensuite journaliste pendant huit ans.
Entré au cabinet de J. Delors en 1985, en charge de tout ce qui touchait à l'audiovisuel, la communication, le social et la santé.
Puis directeur de la représentation de la Commission en France, avant d'être nommé directeur à la DG culture, il y a neuf ans.

? Un parcours plutôt atypique : " Si je dispose du même bagage universitaire que mes collègues, ce sont un peu les hasards de la vie professionnelle qui m'ont conduit à Bruxelles ".
" C'est un métier passionnant qui permet de participer à la réalisation du projet européen, au montage d'une politique et de travailler avec quinze nationalités. Il présente des aspects difficiles car il implique une charge administrative très forte ".

Perspectives de carrière
" Après neuf ans à la tête de cette direction, il est temps de bouger. Je vais aller travailler chez Arte avant de revenir ici dans quelques temps. "

LOBBYISTES

Gabrielle Guallar, consultante chez KEA consulting (lien)
Un parcours assez classique
Suite à des études à sciences-po Paris majeure relations internationales, DEA de politique publique. Puis études au collège d'Europe à Bruges, suivi d'un stage de six mois à la Commission. Un autre stage de deux mois dans un gros cabinet de consultant (Hill and Nolton) a permis de se familiariser avec le monde du lobbying.

Perspectives de carrière
A court terme, rester dans le cabinet de consultant car il y a encore un travail intéressant à effectuer.
Puis entrer dans une grande entreprise, comme une chaîne de télévision, afin de travailler en tant que chargée d'affaires européennes. Une autre piste serait de rejoindre une association professionnelle d'un certain niveau dans le domaine de l'industrie culturelle.


Yvon Thiec, consultant Eurocinema (lien)

Un parcours plutôt atypique
Recherche en sciences politiques à l'Institut universitaire européen de Florence. Puis travail dans le domaine de l'édition.
Concours du Parlement européen pour un travail avec le groupe politique libéral.
Une formation pas vraiment classique pour exercer un métier de l'Europe, en particulier en l'absence de formation juridique européenne et d'études au collège d'Europe.

Perspectives de carrière
Aller vers la recherche, pour revenir à mon parcours initial. Travailler sur les fondamentaux et sur le droit culturel qui se développe de manière très nette dans le droit international ; il faut être initiateur de la réflexion et du mouvement, malgré les frustrations.


RELAIS NATIONAUX DES POLITIQUES CULTURELLES

Christine MAZEREAU, MEdia Desk France

Un parcours assez atypique
Après un troisième cycle de Gestion de la Télévision à Dauphine, une première expérience dans une entreprise de production audiovisuelle (emploi mal rémunéré au bas de l'échelle) suivi d'un travail de presse écrite.
Par la suite, cinq ans au CNC, à différents postes, jusqu'à ce que se libère le poste de chargé de mission à MEDIA Desk France, proposé sans que ne paraisse une annonce. Dans ce métier, tout se fait par relation et bouche à oreille.

Perspectives de carrière à long et moyen terme ?
" Au sein du MEDIA Desk France, la taille de la structure ne permet pas de réelle évolution de carrière. J'envisage donc à long terme de retourner vers la production, ou éventuellement la distribution ".

Marie SALOME, Relais culture Europe

Un parcours plutôt atypique
C'est un parcours assez atypique dans la mesure où j'ai exercé plusieurs stages et emplois avant de travailler ici. J'ai pris mon temps.

Perspectives de carrière
Eventuellement travailler dans le cadre d'un cabinet de consultants.

Acteur national

Oliver Damian, producteur allemand de cinéma

Parcours
Etudes de " production de film et télévision " à l'école de cinéma Babelsberg. Quelques stages puis travail comme technicien chez un diffuseur privé. Importance de faire des études dans le domaine du cinéma, mais bien sûr les hasards de la vie professionnelle sont très importants.

Perspectives de carrière
Depuis qu'il a pris des participations dans l'entreprise dans laquelle il travaille, dépend beaucoup de sa profitabilité. A court terme, stabiliser la compagnie et gagner plus d'argent. A long terme : faire plus de films à gros budget.


 

 

LA POLITIQUE REGIONALE

Nicolás Cuesta, Délégation de l'Andalousie (Espagne) à Bruxelles

J'ai étudié sciences politiques à Grenade, Espagne, où j'ai fini en 1999. Après je devais élire entre faire des études au CIDOB à Barcelone, à l'Instituto Complutense de Madrid, au Royaume Uni ou à l'ULB à Bruxelles. Finalement, pour des raisons de langue, d'endroit, etc. j'ai choisi ce dernier où j'ai fait un master en politique européenne. Au lieu de faire les masters en Espagne, j'ai préféré de le faire à Bruxelles parce qu'on peut vivre directement ce qu'on étudie. Après je devais décider quoi faire, si revenir à Grenade, aller à Madrid ou Barcelone ou rester ici. La délégation andalouse m'a octroyé un stage. Là, même en étant stagiaire, j'ai commencé à travailler sur des questions techniques. En effet, en ce temps-là il y avait une forte division entre stagiaires et techniques. Maintenant la relation est davantage horizontale.
En même temps j'ai fait un master en relations internationales parce qu'il peut aider dans cet emploi.
Actuellement je m'occupe des fonds structurels, de la politique économique, du soutien aux PME et de la politique de développement, donc mon poste est de caractère technique et non politique.

Carole Zandona, Centre regional inter-associatif de soutien technique aux échanges européens en lorraine (CRISTEEL)


Parcours
Votre bureau se compose de combien de personnel (quel est leur statut ?) ?
Je suis contractuelle en CDI. Avant je travaillais dans l'organisation de spectacles de musique en France et en Allemagne. Ma formation me destinait effectivement à exercer un métier de l'Europe. j'ai fait un DESS Etudes européennes à l'Université franco-allemande. Pour exercer mon métier, il est fortement utile de maîtriser les langues étrangères, d'avoir fait du droit communautaire, des stages et expériences étrangères. Mon parcours est classique par rapport à mes collègues français et étrangers. Mon poste peut être un tremplin pour travailler dans un bureau régional, puis à la Commission !!!

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite exercer un métier dans le même domaine que vous? Que lui conseilleriez-vous?
De bien apprendre son droit communautaire et ses langues étrangères !!! D'être polyvalent !


Christophe GOULT , Association des régions françaises du Grand Est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine)

Statut :
Comme il s'agit d'une association financée par des Conseils régionaux, le directeur du bureau bruxellois du Grand Est possède le statut de salarié de l'association. Il est en CDI depuis juillet 2002. Cependant, certains parmi ces collègues ont occupé un tel poste pendant 15 ans.
Quant aux bureaux de liaison d'autres régions françaises, elles embauchent des contractuels.

Parcours antérieur :

· Juriste
· 3ème cycle DEA de droit international
· service militaire en République tchèque
· 1 an et demi à l'université en République tchèque
· poste au sein du service international de la région Bourgogne
· Maison de Bourgogne à Prague

Pré requis pour un tel métier ?

Il n'y a pas de parcours obligé pour exercer ce métier qui est un poste généraliste.
Il n'a pas fait de stage dans une institution communautaire.

Parcours classique ou atypique ?
Atypique car il a passé 6 ans à l'étranger.


Santiago MONDRAGON, Délégation de la Catalogne (Espagne) à Bruxelles

J'ai réalisé un double parcours en droit et sciences politiques et j'ai accompli un Erasmus à Sciences-Po. Au long de mes études j'ai commencé à travailler sur quelques sujets internationaux et communautaires. Puis j'ai décidé de faire un DEA en intégration européenne au Collège d'Europe. J'ai effectué un stage dans la Commission pour connaître la réalité du travail au sein d'une institution européenne. Ensuite je suis allé travailler en Suisse au Forum économique mondial et quand j'ai appris d'une place vacante dans le Patronat je me suis présenté aux épreuves de sélection pour revenir à Bruxelles à y travailler.
En fait, pour travailler en contact avec l'UE il existe diverses possibilités. Sans partir de votre emplacement d'origine, on peut travailler pour les instituts d'études européennes, pour les gouvernements régionaux ou les mairies. Sinon, on doit partir à l'administration centrale (dans le cas de l'Espagne à Madrid). Mais, en fait, actuellement il y a des départements européens à tous les niveaux d'administration. Or, si on veut partir, l'autre option c'est d'aller à Bruxelles, soit dans les institutions européennes ; soit dans les lobbies (où on a besoin notamment d'une formation en affaires européennes, davantage à une formation technique), les Représentations permanentes (comme diplomate ou attaché) ou dans les délégations régionales. Il faut préciser que la notion de lobbies peut faire référence aux grandes entreprises, au secteur privé, mais aussi au secteur public et aux différentes associations qui représentent la société civile européenne. Sinon il reste l'option des cabinets-conseil ou des bureaux d'avocats (qui s'occupent notamment des questions de concurrence).


M. BROOKE, Auxiliaire à la Commission, DG Regio

Il a fait des études d´économie a Cambridge et des études d´économie au Collège d´Europe a Bruges. Il a occupé différents postes dans le secteur privé a Londres et a Bruxelles. Pour l´instant, il travaille comme auxiliaire dans la Commission DG Regio et en même temps il participe au concours pour les institutions européennes d'une durée de 2 ans.

 

© Projet collectif Sciences Po - Métiers de l'Europe - 2003 - http://metierseurope.free.fr